La technique du prédateur au poker

Technique pour gagner au poker

Dans beaucoup d’aspects de la vie professionnelle, les victoires des uns se construisent sur les défaites des autres. Au poker, ce constat est similaire. Une table de poker ressemble ainsi à un terrain de chasse où évoluent des prédateurs et des proies, qu’il faut apprendre à identifier pour les viser spécifiquement. Vous l’aurez compris, pour devenir un joueur gagnant, pas de place pour les sentiments et mettez en place une vraie technique qui vous permettra de l’emporter.

Le poker, un jeu de prédateur?

Vous n’êtes peut-être pas très à l’aise avec l’idée de vous comporter comme un prédateur à une table de poker mais, si vous n’êtes pas dans cet état d’esprit, vous risquez de perdre. Jouer en mode prédateur implique de viser les joueurs les plus faibles, les plus mauvais, les fameux « fish » et…de renoncer à jouer contre des adversaires d’un meilleur niveau, vous savez, ces autres prédateurs plus forts que vous.

Bien sûr, si vous avez la meilleure main dans une situation donnée, vous pourrez viser n’importe quel joueur. Mais il vous faudra avoir une main vraiment solide lors d’une confrontation avec des joueurs aguerris car ils rentreront dans un coup en ayant de bonnes cartes en main et ils utiliseront aussi leurs aptitudes à lire le jeu adverse et à profiter des situations délicates pour prendre le dessus. À l’inverse, les fish auront souvent de mauvaises cartes, en les jouant de manière médiocre. Autant de raisons pour délaisser les bons joueurs et viser les plus faibles. Soyez une joueur malin et technique.

Les joueurs gagnants considèrent toujours une situation dans sa globalité, en jaugeant toutes les personnes impliquées dans un coup avant d’y participer. Ainsi, lorsque d’autres joueurs de haut niveau sont engagés dans une main, ils préfèrent jeter les cartes qu’ils auraient jouées dans d’autres circonstances. Question de savoir-faire.

En revanche, si un coup ne réunit que des joueurs médiocres, ils pourront relancer et sur-relancer avec des mains marginales dans le seul but d’isoler les fish, de chasser du coup les joueurs confirmés afin de maitriser le coup.

Quelle méthode pour identifier vos proies?

Il est relativement aisé de battre des joueurs qui payent la plupart des relances. Il est aussi fréquent qu’un joueur conservateur rencontre des difficultés face à un joueur agressif, malin et manipulateur. On constate aussi que des joueurs très tight donnent souvent du fil à retordre aux joueurs débridés. Hormis cela, il n’y a que des cas particuliers.

Ainsi, votre technique de jeu pourrait se révéler particulièrement efficace face à certains types de joueurs, alors que d’autres ne parviendront jamais à exploiter leurs failles. Dès lors que vous n’êtes pas capable d’identifier vos proies de manière automatique, vous devrez sans cesse analyser votre manière de jouer, vos forces et vos faiblesses, afin d’identifier vos proies naturelles.

Nous l’avons aborder dans notre dernier article et nous le répétons aujourd’hui mais il est primordial de bien choisir votre place lors d’une partie de poker, cela vous procurera un avantage supplémentaire pour observer les joueurs.

Par exemple, si les joueurs faibles et passifs constituent vos proies naturelles, patientez jusqu’à vous retrouver dans une situation où leurs mains sont clairement identifiables, avec un board dangereux (comme une suite de petites cartes suggérant une quinte) pour voler le pot. Il faut vraiment développer votre capacité à lire le jeu afin de mettre en place une méthode efficace pour savoir quoi faire et contre qui.

Attention, vous ne devez pas cibler exclusivement vos proies naturelles : plus vous pourrez battre de joueurs, mieux cela sera pour votre bankroll. Cherchez donc toujours à apprendre comment battre de nouveaux types d’adversaires pour devenir un joueur complet.

Quel type de jeu développe votre adversaire?

Un fish ne joue pas nécessairement toujours comme un fish. C’est souvent le contexte qui importe.

Par exemple, après avoir lu un livre ou avoir été coaché, un joueur qui call souvent pourrait en effet beaucoup vous surprendre… Il pourrait aussi en avoir assez de jouer la victime en décidant de développer un jeu plus solide et combattif. Aussi, les résultats du moment affectent sensiblement la manière de jouer, la vulnérabilité. C’est vrai pour n’importe quel joueur. Ainsi, un bad beat ou une grosse défaite en cash game peuvent mener au tilt des joueurs expérimentés, de la même façon qu’une période de rush peut conduire un limper à jouer de manière solide et agressive. Il faut donc toujours se demander quel type de jeu les joueurs adverses sont en train de développer et prendre en compte tout le contexte.

La technique de la manipulation

Vous ne pouvez évidemment pas exploiter les joueurs qui vous évitent. or de nombreux joueurs ne s’intéressent pas assez à leurs vrais « clients ». Par exemple, après avoir subit un bad beat de la part d’un fish, il ne faut jamais le traiter d’imbécile, lui dire qu’il ne comprend rien à rien et qu’il n’a rien à faire à une table de poker. C’est tout le contraire qu’il faut faire, en lui disant qu’il a bien joué.

Les joueurs médiocres continueront ainsi à faire les mêmes erreurs et surtout, ils ne se sentiront pas embarrassés, humiliés, au point de renoncer à jouer contre vous. C’est bel et bien la pire chose qui pourrait vous arriver car vous ne récupérerez jamais votre argent et vous passerez à côté de gains substantiels.

Mêmes conséquences si, pour une raison ou pour une autre, en étant désagréable ou au contraire beaucoup trop amical, les fish refusent de vous affronter. Il se trouve que de nombreux joueurs médiocres aiment socialiser, plaisanter et prendre du bon temps autour d’une table de jeu. Ce qui n’est pas la qualité première des joueurs de haut niveau. Par ailleurs, ces derniers rechignent à répondre aux questions des fish, ils ne font aucun commentaire sur les opinions, les blagues et toute sorte de propos qu’ils formulent à la table. Ils se plaignent aussi de la lenteur avec laquelle les fish prennent des décisions.
Ce faisant, ils s’attirent l’antipathie de leurs proies naturelles, qui les délaissent alors par dédain.

Socialiser avec ces personnes ne coûte pourtant quasiment rien : quelques mots, de brefs sourires, quelques petits pots perdus. En retour, si les fish vous apprécient (mais pas trop, encore une fois !) votre courtoisie et votre bonne humeur, ils joueront volontiers avec vous, vous faisant ainsi remporter de très jolis pots. Il ne s’agit pas, bien sûr, de rentrer dans leur jeu, de jouer en pur gambler, en prenant des risques inconsidérés. Cependant, jouer contre des fish et des flambeurs invétérés implique une part de risque plus accrue, avec à la clé de très gros profits.

Les fish veulent de l’action ? Très bien : vous allez leur en donner avec une technique aux petits oignons.

Vous voulez gagner? Pas de sentiments!

Laissez de coté les sentiments lorsque vous jouer au poker, surtout en cash game, vous êtes là pour gagner. Ici on parle de sentiments liés à l’empathie, à la séduction… Des sentiments qui diminuent la combativité et l’envie de maximiser ses profits. Ils peuvent, dans certains cas, pousser à commettre de grosses erreurs et à perdre beaucoup d’argent.

Autre exemple. L’envie de jouer de manière cavalière et sportive, le fair play. Les joueurs vulnérables, ceux qui ont déjà perdu de grosses sommes d’argent, pourraient ainsi être écartés de votre viseur par sensibilité. C’est louable, mais ce n’est pas de cette façon que vous connaitrez le succès au poker. L’argent que vous gagnerez est toujours celui que d’autres perdront. Ne n’oubliez jamais.

Pensez aussi que, dans une partie composée de 10 joueurs, du fait des prélèvements réalisés pas l’opérateur, il y a souvent un ou deux gros gagnants, un ou deux gros perdants, un ou deux joueurs quittes et une majorité de petits perdants. À quelle catégorie souhaitez-vous appartenir?

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Soyez méthodique si vous voulez gagner au poker

Ceux qui perdent au poker ne s’attaquent pas aux joueurs faibles pour au moins trois raisons:

  • Ils ne savent pas qui cibler les bons adversaires
  • Ils ne prennent pas en compte pas les changements dans la vulnérabilité des adversaires
  • Ils se laissent envahir par leurs sentiments

Cependant, ne mettez pas en place cette technique à n’importe quel moment, ne vous précipitez pas et analysez avant de vous lancer. Lorsqu’on est confronté à des joueurs que nous ne connaissons pas, on les juge souvent à l’aune de stéréotypes.

Voici quelques exemples:

  • Les femmes jouent de manière très tight et passive
  • les homme tatoués, les « bad boys », font croire qu’ils sont très agressifs alors que leur jeu est extrêmement tight
  • les hommes jeunes connaissent les côtes et les pourcentages sur le bout des doigts mais ils ont un mauvais sens du jeu et peinent à jouer l’adversaire plutôt que ses cartes

Se fonder sur des hypothèses, des stéréotypes, pour les confronter ensuite à la réalité n’est pas une mauvaise chose en soi. Force est de constater que les joueurs de haut niveau ne se fondent quasiment jamais sur des stéréotypes, surtout lorsqu’il s’agit de jauger un inconnu. Ils fondent plutôt leurs opinions sur la manière dont cet inconnu parle, manipule ses jetons, se comporte quand il n’est pas impliqué dans un coup, effectue des relances, prend des décisions, etc. Le nouveau venu sera ainsi progressivement « profilé », ce qui permettra de développer contre lui une stratégie adaptée.

Crédit Photo: Raxon Rex

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