Faut-il parler à ses adversaires?

Parler à ses adversaires au poker

Si le poker est désormais considéré comme un véritable sport, c’est également un jeu convivial, ou vous pourrez faire des rencontres intéressantes avec des gens unis autour d’une passion commune.

Aujourd’hui, la question que nous nous posons est de savoir s’il est intéressant de parler à ses adversaires lors d’une partie? Est-ce une stratégie gagnante ou perdante? Que risquons-nous ou quels avantages pouvons-nous tirer lors d’une discussion pendant une partie?

Il existe différents types de joueurs de poker, certains aiment parler, d’autres préfèrent rester muets. Nous allons donc nous concentrer ici sur les joueurs bavards et analyser s’il s’agit d’une technique intéressante au poker.

Glaner des informations & adapter son jeu

Certains joueurs parlent énormément à la table. Comme nous l’expliquions en introduction de cet article, le poker permet également, au-delà du jeu, de rencontrer des gens, et les tournois de poker en live restent une occasion parfaite pour faire la conversation à beaucoup de passionnés.

Ces conversations peuvent parfois devenir bien plus qu’un simple dialogue désintéressé: elles peuvent aussi vous fournir des informations très utiles sur le jeu de vos adversaires. Ce que les joueurs diront peut influencer la manière avec laquelle vous jouerez un coup, c’est donc une manière pour identifier des tells et lire vos adversaires.

Supposons que vous jouiez un tournois avec un buy-in à 1000€. Si vous demandez à votre voisin comment il s’est acquitté de son droit d’entrée, et qu’il vous répond qu’il a remporté un tournoi satellite pour 50€, vous pouvez en déduire certaines hypothèses:

  • Ce joueur n’a probablement pas énormément d’expérience, car les joueurs les plus aguerris payent directement les buy-in des tournois.
  • Il n’a probablement pas beaucoup d’argent à consacrer au poker, et serait donc déjà ravi de finir dans les places payées, en gros, il ne compte sûrement pas sur une victoire.

Du coup, vous allez aussi pouvoir identifier deux manières de jouer contre ce type de joueur:

  1. Vous pourrez certainement bluffer relativement souvent si vous sentez qu’il n’a pas une très bonne main.
  2. A l’inverse, vous jetterez plus facilement vos grosses mains, étant donné qu’il est peu probable qu’il mette beaucoup d’argent sans avoir une très grosse main.

Supposons maintenant qu’une autre personne à votre table me réponde qu’elle s’est inscrite directement pour le tournoi, en payant les 1000€. Demandez lui ce qu’elle fait dans la vie, c’est également une information intéressante à récupérer.

Si cette personne paie directement le droit d’entrée au tournoi, vous pouvez donc supposer que cette personne n’est pas rebutée par le bluff, et contre elle, vous aurez plutôt tendance à payer et à éviter de faire des bluffs. Face à ce type de joueur, l’idée est de la jauger avec des check-raise.

Voilà donc deux exemples de ce que vous pouvez déduire en engageant la conversation avec quelqu’un et en écoutant attentivement ce qu’elle a à vous dire.

N’importe quel type d’information correctement analysée peut devenir une arme contre un joueur qui l’a laissé échapper!

Crédit Photo: Ariel H.

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